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Additifs alimentaires : lesquels limiter et comment les repérer

Codes E, nitrites, émulsifiants, édulcorants : ce que disent les autorités sanitaires et les réflexes simples pour limiter les additifs sans tout bannir.

Rayon de bonbons et snacks industriels
Photo : 𝕡𝕒𝕨𝕤 𝕒𝕟𝕕 𝕡𝕣𝕚𝕟𝕥𝕤 / Unsplash

Colorants, conservateurs, émulsifiants, édulcorants : les additifs alimentaires sont présents dans une grande partie des produits transformés. Ils sont autorisés et évalués par les autorités européennes, mais certains font l'objet de doutes ou de recommandations de prudence. Voici comment s'y retrouver sans tomber dans la paranoïa.

Lire les codes E

Chaque additif autorisé dans l'Union européenne porte un code commençant par E, suivi d'un numéro. La première centaine indique souvent la famille :

CodesFamille
E100 à E199Colorants
E200 à E299Conservateurs
E300 à E399Antioxydants et régulateurs d'acidité
E400 à E499Épaississants, gélifiants, émulsifiants
E900 et plusÉdulcorants, agents d'enrobage et divers

Beaucoup d'additifs sont inoffensifs, voire naturels : la vitamine C (E300) ou la lécithine de tournesol (E322), par exemple.

Les additifs qui font l'objet de recommandations

Les nitrites

Utilisés dans la charcuterie (E249 à E252), ils empêchent le développement de bactéries dangereuses et donnent la couleur rose du jambon. L'Anses a confirmé en 2022 l'association entre l'exposition aux nitrites et nitrates et le risque de cancer colorectal, et recommande d'en réduire l'exposition. La charcuterie est d'ailleurs à limiter selon les repères nutritionnels.

Le dioxyde de titane

Ce colorant blanc (E171) n'est plus autorisé dans l'alimentation dans l'Union européenne depuis 2022, faute de pouvoir écarter un risque pour la santé.

Certains émulsifiants

Des études chez l'animal et des études d'observation chez l'humain s'intéressent à l'effet de certains émulsifiants (par exemple les carraghénanes, E407, ou la carboxyméthylcellulose, E466) sur le microbiote intestinal. Les connaissances progressent ; par prudence, limiter les produits qui en contiennent beaucoup ne coûte rien.

Les édulcorants

L'aspartame (E951) a été classé « peut-être cancérogène » par le Centre international de recherche sur le cancer en 2023, tout en conservant une dose journalière admissible jugée sûre par les experts de l'OMS. Au-delà des débats, les édulcorants entretiennent le goût du sucré.

Le dosage compte : un additif autorisé est évalué avec une dose journalière admissible. Le vrai problème, c'est l'accumulation quand les produits ultra-transformés sont nombreux dans l'assiette.

Les réflexes simples

  • Cuisiner davantage à partir de produits bruts, même simplement (voir nos recettes en 20 minutes).
  • Comparer les listes d'ingrédients : à produit égal, choisir la plus courte.
  • Choisir du jambon « sans nitrites ajoutés » quand c'est possible, et limiter la charcuterie.
  • Utiliser une application de scan pour repérer rapidement les additifs.
  • Regarder le label bio : il autorise une liste d'additifs beaucoup plus restreinte.

Le Nutri-Score ne prend pas en compte les additifs : c'est un complément utile, pas une réponse complète. Pour comprendre le rôle du microbiote, nos voisins de sciences.fr expliquent comment fonctionne le microbiote intestinal.

Questions fréquentes

Les additifs naturels sont-ils plus sûrs ?

Pas forcément : naturel ne veut pas dire inoffensif, et synthétique ne veut pas dire dangereux. L'évaluation se fait additif par additif.

Le pain de boulangerie contient-il des additifs ?

La baguette de tradition française ne peut contenir que de la farine, de l'eau, du sel, du levain ou de la levure. D'autres pains peuvent contenir des améliorants.

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